« Le sensible doit se constituer en dehors des sens. Poser que les images existent, affirmer qu’il y a du sensible, nous permet d’emblée d’aller au-delà des fausses dialectiques entre matérialisme et idéalisme, entre subjectivisme et réalisme. S’il y a du sensible dans l’univers, ce n’est pas parce qu’il y a un œil en train de regarder les choses. ce n’est guère un œil qui ouvre le monde, c’est le sensible lui-même qui ouvre le monde face aux corps et face aux sujets qui le pensent. »

 

   
         
   

Emmanuelle Coccia in Penser les images, ©Les presses du réel 2010 et 2011, p. 114