« L’esprit d’un individu et la terre sont un état d’érosion constant; des rivières mentales usent des rivières abstraites, des vagues venues du cerveau ébranlent des falaises de pensée, des idées se décomposent en cailloux d’ignorance, et des cristallisations conceptuelles se brisent en dépôts de raison graveleux. […] Ce déplacement semble immobile, pourtant il écrase le paysage de la logique sous des rêveries glaciales. Ce lent débordement démontre la turbidité de la pensée. Glissements, débris en chute, avalanches : tout ceci a lieu à l’intérieur des limites fissurées du cerveau. »

 

 

   
         
   

Robert Smithson (in A sedimentation of the mind : Earth Projects, p.100) cité par Nina Leger in marges revue d’art contemporain, ©Presses Universitaires de Vincennes, p.48